Roundup® et coformulants : rien de nouveau


  • Les formulations remises en cause par le MDRGF le 18 novembre 2009 sont parfaitement autorisées à la mise sur le marché (1).

    • Comme tous les produits de protection des plantes – ou pesticides -, les préparations commerciales et substances actives de Monsanto bénéficient d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Ces autorisations sont obtenues suite à une évaluation rigoureuse du risque pour le consommateur, l’utilisateur et l’environnement réalisée par les autorités règlementaires européennes et françaises, sur base d’études conduites selon des protocoles scientifiques internationaux. Le site de l’UIPP donne plus de détails www.info-pesticides.org .

    • A plusieurs reprises, des ONG refusant les pesticides, ont déclaré - sans preuves disponibles – que certains produits herbicides de notre gamme Roundup, dont la substance active est le glyphosate, ne respectaient pas la réglementation mettant notamment en cause le POEA (2), un des coformulants (3).

  • Nous sommes très confiants dans la qualité des préparations herbicides que nous mettons sur le marché. Elles respectent en tous points la réglementation en vigueur et sont conformes aux compositions que nous déclarons aux autorités réglementaires.

    • Récemment, le MDRGF a remis en cause des produits herbicides à cause du coformulant POEA (CAS 61791-26-2) (4)(5), or ces produits n’en contiennent pas (8).

    • Il est vrai que d’autres préparations à base de glyphosate, appartenant à  Monsanto ou à d’autres entreprises, contiennent des coformulants de la famille des tallow amine (ou en français amines grasses de suif) tout comme de nombreux autres produits phytosanitaires ou même domestiques (produits de nettoyage ou ménagers).

  • Concernant la sécurité du POEA (CAS 61791-26-2), l’avis de l’AFSSA du 26 mars 2009 (6) indique qu’une étude menée par Benachour et Séralini sur laquelle s’appuie le MDRGF n’est pas de nature à remettre en cause l’évaluation de risque et la sécurité des préparations de Roundup (7).

    • Cette étude identifie d’ailleurs de manière très insuffisante le co-formulant testé sous le nom POEA (il n’y a pas de numéro CAS mentionné), ce qui rend l’interprétation finale assez hasardeuse.

    • A cette occasion, l’AFSSA rappelle d’ailleurs explicitement que « De très nombreux agents tensioactifs présentent in vitro des effets cytotoxiques et inducteurs d’apoptose. C’est par exemple ce qu’a démontré Debbasch et al. (2001) avec le chlorure de benzalkonium, par ailleurs largement utilisé en usage local, cutané et oculaire pour la désinfection, sans que cela ne conduise à des effets toxiques inacceptables ».

    • Concernant l’évaluation des co-formulants, comme le POEA (CAS 61791-26-2), l’AFSSA rappelle que : « Dans le cadre des demandes de mise sur le marché [de pesticides], les préparations [c'est-à-dire la matière active ET les co-formulants] font également l’objet d’études spécifiques réglementaires qui permettent d’évaluer la toxicité des formulants et les effets cumulatifs potentiels de ces derniers avec la substance active. »

    • L’AFSSA conclut enfin que « Au regard de ces éléments, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments estime que les effets cytotoxiques du glyphosate, de son métabolite AMPA, du tensioactif POEA et des préparations à base de glyphosate avancés dans cette publication n’apportent pas de nouveaux éléments pertinents qui soient de nature à remettre en cause les conclusions de l'évaluation européenne du glyphosate ni celles de l'évaluation nationale des préparations. » (7)

  • L’identification des coformulants d’une préparation est une analyse complexe et il est aisé de confondre l’identité de plusieurs coformulants appartenant à la même famille des tallow amines.

    • Les documents du MDRGF ne donnent ni références, ni analyses suffisamment  détaillées pour permettre  de remettre en cause la composition de nos produits.