Monsanto s’engage enfin à aider à l’augmentation du niveau de vie des agriculteurs, qui font partie de la population la plus touchée par la sous-alimentation dans le monde. Il faut s’assurer que les agriculteurs puissent avoir accès aux nouvelles technologies contenues dans les semences (semences améliorées, hybrides, ou OGM selon les cas) à un prix leur permettant de faire un revenu supérieur à celui de la solution alternative. Concrètement, cet engagement doit concerner la vie de 5 millions d’agriculteurs d’ici 2020. À titre de comparaison, rappelons qu’environ 13 millions d’agriculteurs dans le monde, essentiellement dans les pays en développement, ont semé ou resemé des cultures OGM en 2008. Ces engagements d’une entreprise vont demander nécessairement de fortes interactions avec des partenaires : agriculteurs, associations, instituts et centres de recherche publics ou privés, etc. Dès aujourd’hui, l’un de nos partenariats nous lie à une ONG, la Fondation africaine pour les technologies agricoles. Celle-ci souhaite notamment mettre à la disposition d’agriculteurs africains des variétés de maïs locales, tolérantes à la sécheresse. Des financeurs (les Fondations Gates et Buffet) interviennent, et Monsanto fournit du matériel génétique et des technologies. Il s’agit du marquage moléculaire, réalisé dans notre laboratoire de Peyrehorade (Landes), permettant d’identifier plus rapidement les variétés les plus intéressantes, et du « germplasm » résistant au stress hydrique.
Les semences de qualité, OGM ou non, ne sont pas la solution unique, mais font partie de la solution. Les engagements que nous prenons, en tant qu’entreprise, ne peuvent être atteints que si les autres facteurs de production sont également en place : protection des plantes, fertilisation, gestion de l’eau, formation des agriculteurs, etc. La génétique permet d’élever le potentiel de production des cultures, mais cette amélioration ne pourra toutefois être révélée pleinement que par la mise en place de tous les autres facteurs de production.